9 décembre - 28 janvier 2018

"Élémentaire", de Philippe Weisbecker

au Studio Fotokino

Dates
Du 9 décembre au 28 janvier 2018

Du mercredi au dimanche
de 14h à 18h30


Vernissage
Le samedi 9 décembre à 11h au Studio

À cette occasion, nous publions 2 livres, disponibles au Studio ou sur notre boutique en ligne.

Lieu
Studio Fotokino
33 allées Gambetta
Marseille 1er

Né en 1942, Philippe Weisbecker a vécu en France jusqu’en 1966. De 1966 à 1968, diplômé de l’Ensad, il part en Tunisie au titre de la coopération militaire, en tant que graphiste auprès du Commissariat au Tourisme Tunisien. En 1968, il part aux États-Unis puis revient en 1975 et enseigne à l’Ensad jusqu’en 1979.

Cette année-là, il retourne s’installer à New York de façon permanente et y travaille comme illustrateur pour la presse et l’édition (The New Yorker, Newsweek, The Village Voice, Esquire, New York Times…). De retour en Europe en 2006, il développe un travail personnel, désormais libéré de la commande. Admiré et abondamment publié au Japon, bien connu des lecteurs américains, Philippe Weisbecker demeure étrangement méconnu en France.

Dans ses séries de dessins, peintures et volumes, dans de vieux cahiers d’écolier ou sur des papiers récupérés, il explore ses sujets de prédilection : architectures, objets, vêtements, véhicules… La beauté de l’ordinaire, l’intelligence des formes usuelles, sont ici considérées d’un œil nouveau et ramenées à leur plus grande simplicité graphique.

« Les outils, les ustensiles de ménage, les articles de quincaillerie, les machines, les usines, les matériaux de construction ne sont plus regardés qu’en fonction de leur utilité. Ils doivent être pratiques avant d’être beaux. Et pourtant il se dégage d’eux une beauté brute, essentielle, que j’aime exalter.

En dessinant un tuyau, un lavabo ou encore une vis, j’essaie d’appréhender avec la même passion que je le ferais pour un paysage ou portrait, la noblesse, le charme, la beauté de ces “ choses ”. Leur place sur des cimaises me semble tout aussi légitime que celle de sujets plus “ nobles ”.

Ces objets devenus anodins à force de les avoir utilisés et réutilisés m’ont toujours fascinés. Ils font tellement partie de notre vie quotidienne que l’on n’a jamais eu le mauvais goût de les remodeler au gré des modes. C’est dans leur simplicité et dans leur spécificité qu’ils m’attirent. » Philippe Weisbecker